10 juillet. Poncées et huilées, les barres d'échouage et leurs bandes molles en cuivre sont remontées après reprise du filetage des vis (trop court). Ce n'est pas histo, mais indispensable afin de ne pas abîmer la coque car le bateau sera remonté à chaque utilisation.

 

Les sagas le répètent : l'écope est l'outil le plus important à bord. Certaines nous racontent que pendant que 20 hommes rament, 20 écopent l'eau qui passe par dessus bord...

Dans le cas  présent, l'équipage sera constitué de 1 à 3 personnes, donc une seule écope suffira, d'autant qu'il n'est pas du tout prévu de sortir par gros temps, ni de rejoindre l'amérique...

N'ayant pas d'autres sources que les modèles suivants :

et bien sûr le modèle "Haithabu" de 1980, c'est ce dernier qui est choisi comme modèle. Tout d'abord parce que l'anse est superbe, et ensuite parce qu'elle a été découverte presque au même moment que le bateau entrait en construction...

N'ayant pas de bûche de chêne sous la main, une planche de 4cm d'épais est coupée en 3, puis les faces les plus larges sont rabotés, et enfin collés ensemble à la colle PU, pour obtenir la bonne épaisseur. Restera plus ensuite "que" à détourrer et à creuser tout ca au ciseau à bois pour obtenir une jolie écope, qui servira en premier lieu pour le baptème...

10 juillet : mise sous presse de l'ébauche de l'écope. Le temps est plus qu'humide, il faut faire vite pour étaler la colle, et mettre en contact. A peine le premier serre-joint en blace que la colle a déjà blanchi...

24 juin. La coque de nouveau retournée a permis de commencer à passer le mélange à base d'huile de lin.

Au programme 3 couches avant une couche de mélange huile de lin et goudron de Norvège.

26 juin. Les 4 couches sont passées, on va pouvoir re-retourner la coque.

27 juin. Première couche extérieure.

06 juillet. Dernière couche extérieure. Je laisse sécher quelques jours, et je retourne une dernière fois la bête. Ainsi elle sera prête pour la mise à l'eau.

 

 

Et en avant pour une semaine intense : je me suis pris une semaine de congé, j'ai prévu 5 jours pour l'intérieur, et 2 pour l'extérieur. J'espère que ca suffira.

Mon objectif est de remettre le bateau à l'eau pour mon anniv...

10 mai. Premier jour de poncage.

J'ai tout démonté l'intérieur, et commencé à poncer l'avant. Ca part plutôt bien, mais les abrasifs tiennent mal sur la ponceuse. J'en consomme beaucoup...

Les journées seront longues cette semaine : 8h-18h (confinement oblige) avec une toute petite pause sandwich le midi, histoire d'optimiser le temps...

11 mai. Deuxième jour.

Ca avance bien. Mon fidèle D2R2 me suit à la trace !

12 mai : troisième jour.

Je repère bien les fissures, maintenant.

Toujours le 12 mai, j'ai bien avancé !

13 mai. Quatrième jour.

Ca avance toujours à bon rythme !

14 mai. Cinquième jour.

Jour perdu. Le scratch de fixation des abrasiffs s'est décollé. Je l'ai recollé mais la mousse sur laquelle il est fixé s'est ensuite décollée à son tour...

Il a fallut le recoller également. Comble de malchance, j'ai acheté une ponceuse de rechange pour continuer à travailler, mais cette dernière n'est pas assez puissante...

En désespoir de cause, j'ai récupéré son plateau que j'ai bricolé pour l'adapter à la première ponceuse... et rebelotte, nouveaux décollages... C'est donc ma ponceuse qui est en faute... Dommage, car elle a la patate même si elle est mal conçue et que son ventilo me balance toute la poussière à la figure !

15 mai. Sixième jour.

Ca y est, l'intérieur est fini. Sans le problème de plateau de la ponceuse, j'aurais tenu mon planning... Va falloir mettre les bouchées doubles demain !

Toujours le 15, après le retournement de la coque.

19 mai.

Mes "vacances" sont terminées, à présent je ponce après le travail... Quand c'est possible...

Et j'en profite pour découvrir toutes les tetes de vis de la rablure. Elles sont en bon étét, mais il y a eu des infiltrations et le bois à souffert... Il va falloir surveiller ca. Je teste le mastic : il doit avoir l'âge du bateau, il faudra le changer.

19 mai. Ca a souffert....

23 mai. Tribord est fini!

29 mai. Différence entre poncé et non poncé.

5 juin : la coque est finie de poncer, j'attaque le "démastiquage".

6 juin. Une vieille "plaque à trous" de charpente, deux vieux morceaux de chêne, et hop, deux gratoirs sur mesure pour nettoyer les joints du vieux mastic qui s'accroche encore !